A propos de l’idée aoûtienne saugrenue du Président Nicolas Fricoteaux de supprimer les subventions aux associations.

 

Je viens d’apprendre que Nicolas Fricoteaux avait décidé, seul, de menacer l’ensemble des associations de ne plus leur verser de subventions en raison des difficultés financières importantes du département. 

 

Cette annonce brutale me semble n’avoir pour objet que de préparer la rentrée politique axonaise de septembre sur le ton de la polémique en alimentant la peur parmi les dirigeants et les bénévoles des associations. Je ne cautionne pas cette forme d’action politique.

 

Si le département connaît certes des difficultés relevées par la Chambre régionale des comptes dans un rapport publié le 7 juillet 2016, rien ne peut justifier la disparition des fonds de concours au monde associatif.

 

La décision simpliste de faire peser les efforts financiers sur ce secteur, qui comme tout le monde le sait, est le ciment social du territoire n’est pas compréhensible. C’est en ce sens que j’ai répondu à Nicolas Fricoteaux : « Les associations, par leur richesse et leur variété, sont un signe de la vitalité de notre société. Elles sont une des sources les plus importantes de transformation des rapports sociaux. Elles apportent un supplément d’âme sans lequel un territoire, une ville, un  quartier manqueraient d’une source d’énergie faite de solidarité et de fraternité. Priver ces structures d’un financement souvent essentiel à la pérennité de leurs activités, par une décision à la hache, sans analyse, ni constat du travail réalisé, serait injuste et contre-productif. Par une telle mesure, vous vous attaqueriez à ce qui est une richesse et une nécessité pour les citoyens : la vie associative. Nous le savons tous et vous particulièrement, c’est pourquoi, je ne peux croire que vous mettrez vos menaces à exécution ».

 

Et puis le contexte aurait-il changé dramatiquement entre le mois de juillet et le mois d’août ? En effet, le département a signé, voilà quelques semaines une convention avec l’Etat destinée à lui maintenir son niveau de dotations pour peu que ses dépenses de fonctionnement n’augmentent pas au-delà de 1,2% par an, mettant ainsi fin à la dure politique de « rabot » de ces dernières années. Cette convention définit également les améliorations du besoin de financement et la durée de désendettement de la collectivité.

 

Je ne peux pas croire que le Président Nicolas Fricoteaux, qui connaît à sa juste valeur l’apport social du monde associatif, veuille réellement mettre en oeuvre ses menaces. Dans tous les cas, je ne crois pas non plus que la majorité départementale lui permette d’exécuter cette décision injuste.

 

Ceci étant je suis convaincue que rassemblement vaut mieux que division, je reste donc comme je l’ai toujours été à la disposition du président Fricoteaux pour le bien de notre département et je le lui ai rappelé dans ma correspondance. C’est pourquoi, j’ai saisi le Premier ministre, Edouard Philippe, dès réception du courrier afin d’obtenir des éléments d’information sur la situation.

 

Le mandat parlementaire qui m’a été confié m’impose une présence régulière à l’Assemblée nationale. Pourtant, et c’est mon choix, élue de terrain, je suis fréquemment sollicitée par de nombreuses collectivités ou entreprises locales. Je consacre ainsi plusieurs jours par semaine à des rencontres et à des réunions très importantes.

 

Constamment aux côtés de mes concitoyens, à leur disposition et à leur écoute, je les soutiens et je partage leurs préoccupations et c’est ainsi que je prends part à l’action départementale.

 

Les deux réunions organisées par le Président du Conseil départemental pour aider son institution ont bien évidemment retenu toute mon attention. Malheureusement, si j’ai pu participer à la première, qui s’est tenue le 15 septembre 2017, il ne m’a pas été possible de participer à la seconde du 23 février 2018.

 

Le don d’ubiquité ne faisant pas partie de la panoplie de la députée, et ni mon suppléant ni l’un de mes collaborateurs n’ayant été autorisé à y assister, c’est à Vienne, dans le cadre d’une rencontre internationale sur le thème de l’anti-terrorisme organisée par l’OSCE que je représentais l’Assemblée nationale ce jour-là.

 

Publicité



Réagir